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Desastre Social

Au moins vous possédez, au moins vous avez de problèmes. Mais lorsque l'on descend en dessous du seuil de possession minimum, il se passe quoi ?

L’irruption massive des mouvements de « sans » dans le débat public, à partir des années quatre-vingt-dix, a donné un retentissement médiatique et scientifique considérable aux mobilisations de groupes défavorisés, dont les capacités d’action collective sont pourtant obérées par leur absence de ressources matérielles, culturelles et sociales. Ces personnes politiquement mobilisées, impliquées, constituent une minorité.
Si l’on comprend le grand intérêt porté à ceux qui prennent la parole dans la sphère publique pour exprimer des revendications, le silence de la majorité des personnes en situation de grande faiblesse socio-économique ne permet pas de connaître leurs opinions, créant de ce fait un manque dans la connaissance sociologique qu’il convient de combler. La thèse ici défendue est que, parmi une population massivement apathique, ces mobilisations constituent un phénomène minoritaire.
D’autres attitudes politiques – la fidélité aux anciennes affiliations partisanes, la perplexité face à une configuration politique perçue comme de plus en plus complexe, ou encore le mécontentement qui fait l’objet de ce texte – bien que minoritaires, subsistent. Il importe d’en comprendre les déterminants sociaux, politiques, mais aussi personnels.
La question sociale qui se pose à l’heure actuelle aux sociétés européennes est celle de l’exclusion de la frange la plus démunie de leurs populations. C’est un problème fondamental, qui nous interpelle en tant que citoyens et membres d’un corps social, sur les capacités d’intégration de nos sociétés…

 

 

Au moins vous possédez, au moins vous avez de problèmes. Mais lorsque l'on descend en dessous du seuil de possession minimum, il se passe quoi ? L’irruption massive des mouvements de «sans» dans le débat public, à partir des années quatre-vingt-dix, a donné un retentissement médiatique et scientifique considérable aux mobilisations de groupes défavorisés, dont les capacités d’action collective sont pourtant obérées par leur absence de ressources matérielles, culturelles et sociales. Ces personnes politiquement mobilisées, impliquées, constituent une minorité. Si l’on comprend le grand intérêt porté à ceux qui prennent la parole dans la sphère publique pour exprimer des revendications, le silence de la majorité des personnes en situation de grande faiblesse socio-économique ne permet pas de connaître leurs opinions, créant de ce fait un manque dans la connaissance sociologique qu’il convient de combler. La thèse ici défendue est que, parmi une population massivement apathique, ces mobilisations constituent un phénomène minoritaire. D’autres attitudes politiques – la fidélité aux anciennes affiliations partisanes, la perplexité face à une configuration politique perçue comme de plus en plus complexe, ou encore le mécontentement qui fait l’objet de ce texte – bien que minoritaires, subsistent. Il importe d’en comprendre les déterminants sociaux, politiques, mais aussi personnels. La question sociale qui se pose à l’heure actuelle aux sociétés européennes est celle de l’exclusion de la frange la plus démunie de leurs populations. C’est un problème fondamental, qui nous interpelle en tant que citoyens et membres d’un corps social, sur les capacités d’intégration de nos sociétés…
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